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DESI 2017 : les usages et compétences numériques des européens en progression mais d’importants écarts subsistent entre les pays

La Commission Européenne vient de publier les résultats de l’indice relatif à l’économie et à la société numériques 2017 (DESI, pour Digital Economy and Society Index).

Le DESI est un indice composite permettant de mesurer les progrès accomplis par les États membres de l’Union Européenne vers une économie et une société numériques. Il synthétise un ensemble d’indicateurs portant sur la connectivité (7 indicateurs) ; le capital humain (4 indicateurs) ; l’utilisation de l’internet (7 indicateurs) ; l’intégration des technologies numériques (8 indicateurs) et les services publics numériques.

L’indice DESI enregistre pour l’année 2016 une progression de 3 points par rapport à l’an dernier pour l’ensemble des 28 pays-membres : il passe de 49 à 52 points sur 100.

Cette progression moyenne ne doit pas occulter la persistance d’écarts importants entre les États membres : l’écart qui sépare le pays le plus avancé en la matière (le Danemark) du pays le moins avancé (la Roumanie) est de 37 points (contre 36 en 2014).

Ce sont le Danemark, la Finlande, la Suède et les Pays-Bas qui affichent les meilleurs indices cette année, suivis par le Luxembourg, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Estonie et l’Autriche. La Slovaquie et la Slovénie sont les pays de l’UE qui ont le plus progressé.

La connectivité s’améliore dans l’UE… mais reste insuffisante pour faire face aux besoins futurs.

76 % des foyers européens ont accès au très haut débit (au moins 30 Mbit/s). Dans certains États membres, une proportion importante des ménages a déjà accès à des réseaux capables de fournir un débit de 100 Mbit/s ou plus.

Le nombre d’abonnements à des services de données mobiles progresse : il passe de 58 abonnés pour 100 habitants en 2013 à 84 en 2016.

Les services mobiles 4G couvrent 84 % de la population de l’UE.

Cela ne suffit pas, observe la Commission Européenne, « pour répondre à l’augmentation future des besoins en termes de vitesse, de qualité et de fiabilité des connexions ». Le trafic internet progresse de 20 % par an, et même de plus de 40 % par an sur les réseaux mobiles.

Le nombre de spécialistes du numérique augmente dans l’UE, mais le déficit de compétences persiste

L’UE compte plus de diplômés en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques qu’auparavant (19 diplômés pour 1 000 personnes dans la tranche des 20-29 ans).

La population active compte plus de spécialistes des TIC (3,5 % en 2015 contre 3,2 % en 2012).

Près de la moitié des Européens (44 %) est encore dépourvue de compétences numériques de base, permettant par exemple d’utiliser une messagerie électronique, de se servir d’outils d’édition ou d’installer de nouveaux appareils.

79 % des Européens utilisent l’internet au moins une fois par semaine

Une série d’indicateurs rendent compte d’une intensification des usages numériques dans l’Union :

  • 78 % des internautes jouent ou téléchargent de la musique, des films, des photos ou des jeux.
  • 70 % des internautes européens lisent la presse en ligne (64 % en 2013).
  • 63 % utilisent les réseaux sociaux (57 % en 2013).
  • 66 % font des achats en ligne (61 % en 2013).
  • 59 % ont recours à des services bancaires en ligne (56 % en 2013).
  • 39 % utilisent l’internet pour effectuer des appels (33 % en 2013).

Les entreprises européennes font une plus large place au numérique

Les entreprises européennes adoptent de plus en plus les technologies numériques, comme les logiciels professionnels d’échange électronique d’informations (de 26 % des entreprises en 2013 à 36 % en 2015) ou de facturation électronique (de 10 % en 2013 à 18 % en 2016).

La vente en ligne a aussi légèrement progressé chez les PME (de 14 % des PME en 2013 à 17 % en 2016). Toutefois, moins de la moitié de ces entreprises vendent dans d’autres États membres de l’UE.

Les Européens utilisent davantage les services publics en ligne.

34 % des internautes remplissent les formulaires administratifs en ligne plutôt que sur papier (contre 27 % en 2013).

Parmi les 28 États membres, la France se classe en 16e position. Elle se classe au 9e rang en matière de compétences numériques et en matière d’administration en ligne. Elle est, en revanche, est en dessous de la moyenne de l’UE pour l’intégration des technologies numériques par les entreprises, pour la connectivité et pour l’utilisation d’Internet par les particuliers.

Résultats France – indice composite DESI 2017

Le DESI a été élaboré par la Commission européenne (DG CONNECT) pour évaluer l’évolution des pays de l’UE vers une économie et une société numériques. Il regroupe 30 indicateurs structurés en cinq volets : connectivité (7 indicateurs) ; capital humain (4 indicateurs) ; utilisation de l’internet (7 indicateurs) ; intégration des technologies numériques (8 indicateurs) ; services publics numériques (4 indicateurs). L’indice DESI 2016 a été recalculé pour tous les pays afin de tenir compte de certaines améliorations méthodologiques.

Sources

Les données qui documentent l’indice DESI (et ses 5 composantes) sont disponibles dans des formats réutilisables.

Synthèse DESI 2017 – France (FR)

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