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La maîtrise du GPS bientôt nécessaire pour obtenir le permis de conduire en Grande Bretagne

Le gouvernement britannique a annoncé en avril dernier que les candidats au permis de conduire devront désormais démontrer qu’ils savent lire un GPS et suivre ses consignes.

La Driver and Vehicles Standards Agency (DVSA), l’agence qui délivre les permis de conduire, a introduit une nouvelle épreuve à l’examen du permis de conduire. L’examinateur programmera une direction ;  le candidat devra  suivre les indications données par le système de navigation. Cette partie de l’examen pourra durer jusqu’à 20 minutes. Elle ne constituera pas pour autant un motif d’échec à elle toute seule si le candidat se trompe simplement de direction.  Cette réforme de l’examen  avait donné lieu à une consultation publique :  l’utilisation du GPS avait été approuvée a 71%. Selon le directeur de la DVSA, « l’examen du permis de conduire doit s’aligner sur les avancées des technologies”

En Belgique, la Wallonie envisage également d’imposer une épreuve de GPS.

La géolocalisation, le guidage et la planification des itinéraires figurent, il est vrai, parmi les usages numériques les plus massivement répandus.

Selon une enquête internationale conduite en 2016 par l’Idate, 86 % des automobilistes français déclarent utiliser un outil d’aide à la navigation pour planifier leurs voyages ou pour les guider pendant leurs déplacements.

L’apparition d’une première génération d’assistants électroniques qui allient GPS et GSM (Coyote, TomTom), puis l’émergence d’applications mobiles ont ouvert la voie à une grande variété d’usages : cartographie connectée, détection de radars, information en temps réel sur les bouchons, calcul d’itinéraire, guidage vocal, calcul du coût du trajet…

L’efficacité de ces services d’assistance a la mobilité repose souvent sur la participation des conducteurs et de leurs passagers, pour le signalement et le partage en temps réel de bouchons, de fermeture de rues ou de routes ou encore d’accidents.

L’essor des applications gratuites (Waze voit le jour en 2008) a largement contribué à la démocratisation de ces usages (et entraîné au passage l’effondrement des ventes de boîtiers).

Près d’un automobiliste français interrogé sur deux (48 %) utilisait en 2016 une application mobile pour la préparation du voyage ou pour la navigation (85 % au Royaume Uni, 66 % en Europe). L’application Waze compterait ainsi en France, selon le journal Le Monde, près de 7,9 millions d’utilisateurs actifs, dont 2 millions d’utilisateurs par jour.

Les automobilistes français se singularisent en Europe par un niveau élevé d’utilisation des systèmes intégrés au tableau de bord (48 % en France, 26 % en Europe) et des GPS nomades de type TomTom (53 % en France, 42 % en Europe).

La cartographie connectée ne concerne pas que les seuls automobilistes.

Selon l’enquête Capacity, soutenue par l’Agence du Numérique, 85 % des internautes en France utilisent Internet ou un terminal mobile pour “rechercher des informations pour leurs déplacements : un itinéraire (voiture ou transport en commun), une adresse, une localisation” : 3,5%  le font plusieurs fois par jour, 11% tous les jours ou presque, 23% toutes les semaines ou presque et 19% moins souvent.

L’enquête Capacity apporte aussi un éclairage sur les compétences qu’affichent les internautes français en matière de recherches d’itinéraires.

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